Le SCPN rappelle que la justice peut ordonner la censure de Wikipédia, après l'échec de la suppression d'un article sensible par la DCRI.
La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) ne veut pas prendre la responsabilité du magistral échec de la censure de Wikipédia. Pour rappel, les policiers ont fait supprimer, de façon cavalière selon la communauté Wikipédia, un article francophone qui donnait des informations précises sur la station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute. Résultat : les internautes se sont défendus en remettant en ligne les informations depuis la Suisse, et en traduisant la page en 18 langues. C'est ce qu'on appelle un effet Streisand : le résultat de la censure est l'inverse du résultat escompté.
Cette polémique a tourné en ridicule le très réputé contre-espionnage français sur les cinq continents. Dès lundi, Le Point.fr avait essayé de prendre contact avec le service de communication de la police nationale. Celui-ci nous avait renvoyés vers le cabinet du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls... qui avait prudemment préféré se taire. C'est finalement par le biais du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN, majoritaire) et de son secrétaire général, Emmanuel Roux, que les fonctionnaires de la DCRI peuvent avoir voix au chapitre, même si le SCPN ne parle pas officiellement au nom de la DCRI.